Au lendemain du premier tour des élections, les listes UMP devançaient la gauche dans seulement 32 départements sur les 95 que compte la métropole et dans 9 des 22 régions où elle se présentait unie.
Pas très glorieux comme résultat, pour un parti qui se dit de la "majorité" présidentielle!
J'avais déjà eu l'occasion de parler du côté très minoritaire affiché depuis un moment dans les élections par la majorité, les sarkozystes ayant jusqu'ici pu masquer cet état de fait en s'appuyant sur un parti ayant vampirisé les formations de droite (UMP-MPF-NC-CPNT) qui leur donnait un avantage face à une gauche plura-listes.
Cet effet n'a pas résisté à un scrutin à deux tours, où les listes de gauche ont pu fusionner.
Et la branlée est mémorable.
Des 32 départements du premier tour, il n'en reste plus que 6 (Yvelines, Cantal, Var, Alpes-Maritimes, Haut et Bas-Rhin), et sur les 9 régions seule l'Alsace aura finalement décidée de rester ancrée à droite.
Même les très bleus Haut-de-Seine du non moins magouilleur Santini affichent en cette soirée de deuxième tour une colloration rose-rouge-verte!
Ceci dit, à la question de savoir qui sont les plus grands perdants de ce scrutin, je ne vais pas vous répondre l'UMP, non, ni même le Modem pourtant balayé d'un revers de bulletin.
Non, les plus grands perdants, ce sont... les abstentionnsites!
Eux qu'on a vu, entendu voir étudié sur toutes les chaines, dans tous les médias, ces gens qu'on a même vu parfois clamant avec morgue leur "rebellion", comme si refuser les urnes était devenu un acte de pur héroïsme.
"L'absention, ils la regardent, y a qu'à voir lors de la proclamation des résultats" m'a t'on déclaré il y a peu.
Ouais, on la regarde, parfois même beaucoups et sous toutes les coutures. Ca fait vivre des politologues, des sociologues, les instituts de sondage aussi.
Et puis après?
Ben rien.
Les sièges sont attribués, les institutions se mettent en routent, et la vie politique continue.
Si les politiciens voulaient se battre contre l'abstention, ça se saurait, ils feraient des campagnes civiques, du battage autour des élections etc etc
Comme dans ma ville, où le maire se garde bien d'inciter les populations à se rendre aux urnes.
Alors oui, les grands perdants sont les abstentionnistes, récupéré, au mieux, par l'UMP pour minimiser sa défaite, détrônés, surement, par l'ampleur de la débacle sarkozienne.
Et le pire : ils ne peuvent même pas se vanter d'avoir mis une grosse tarte à Sarko!
Salutation et surtout : vive le droit de vote!!!
dimanche 21 mars 2010
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