lundi 8 février 2010

Bataille au couteau dans le 9-3

Une nouvelle guerre de bande fait rage dans le département de la Seine-Saint-Denis, qui se règle à coup de surins.
Cette guerre a pour origine une rivalité de territoire, chacun revendiquant sa suprématie sur les terres convoitées, le tout dans d'obscures luttes d'influence et de calculs de leadership pour la main-mise sur des leviers de pouvoirs (et de finances sans doute).

Mais point ici en fait de zoulous ou autre "racailles" patenté à kärchériser, mais juste des leaders UMP qui se déchirent autour des régionales.
Quelle drôlerie quand même de voir Pécresse et Raoult, puisqu'il s'agit d'eux, se déchirer lors d'une élection où l'enjeu est pour eux quasi perdu d'avance, l'UMP étant créditée en IdF de 30% d'intentions de vote contre 27% au PS et 17% à Europe Ecologie.

Seulement voilà, Raoult a tissé sa toile dans ce département, et en bon RPR n'a de cesse de tout faire pour empêcher d'autres "courant' de venir mettre leur nez dans ce qui s'y passe.
Il veut pas partager le gâteau, quoi.
D'autant que sur ce département fortement ancré à gauche ses marges doivent pas être énormes.
En point d'orgue de ses bisbilles, une "militante" UMP d'origine sénégalaise qui s'était déjà fait savonner la planche par les potes de raoult lors des municipales, et qui s'est retrouvée éjectée de la 6ème à la 28ème place pour ces régionales, toujours par les même.
Et dire qu'elle s'est engagée en sarkozie pour "profiter d'un créneau" selon ses proches.
La "méritocratie" pour les opportunistes, pas évident.

Bon, je parle de tout ça, qui n'est qu'une piètre illustration de plus de ce qu'est devenue notre démocratie, mais ce qui en fait m'a le plus choqué en fait dans l'histoire (outre ces querelles de clochers sans aucun fondement politique dans le sens propre du terme), c'est la présence en tête de liste du représentant du syndicat de police Synergie.
Où est passée la police républicaine et apolitique?
Ce fait est d'autant plus lourd que la police est un "instrument" électoral et législatif allégrement manié par Sarko, voir ainsi son indépendance, même de façade, voler en éclat, voilà qui est grave.
Aucun leader syndical en exercice ne s'est jamais présenté sur des listes, même les communistes ne l'ont pas fait.
Non, la dernière fois que des syndicalistes se sont ouvertement affichés comme soutient politique d'un gouvernement en Europe de l'ouest, c'était dans les régimes italiens et allemands d'avant-guerre...

Un petit pas pour ce syndicaliste, un grand pas pour le fascisme.


Salutations!

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