lundi 21 décembre 2009

Les deux pieds les deux mains dans la m...

Sarko était pas content ces derniers jours.

Les classements, c'est en train de devenir son obsession.

Il a notamment introduit - de façon très bancale - l'apprentissage des langues en primaires dans l'optique de (re)coller aux études de connaissances pratiquées par l'UE, le but étant alors non pas de faire découvrir des langues étrangères aux petits français mais juste de leur insérer dans le crâne le vocabulaire nécessaire pour leur permettre de cocher les bonnes cases.

Dans la même optique, les universités françaises se trouvent au centre de ses préoccupations pour les faire concorder avec le classement de Shangaï.
Ce classement à pour base principale une forme de productivisme, en particulier dans le nombre de publication d'anciens élèves des écoles sup, autant dire que les travaux vont s'angliciser à mort et que former des cadres compétents ne servira plus à rien. On comprends mieux pourquoi tant de société anglo-saxonnes ont pris le bouillon en tout cas, ça fait un moment qu'elles plafonnent dans ce classement.
Et c'est à l'aune de ce classement que doit se comprendre le "campus d'excellence" qui vise à ramener (à coup de millions) sur une dizaine d'université les meilleurs éléments, cette condensation permettant à terme de retrouver les mêmes "origines universitaires" dans les magazines internationaux.
Il est d'ailleurs à noter que Sarko aura, une fois de plus, fait preuve d'un aplomb énorme en osant prétendre lors de son discours prononcé à Aubervilliers le 28 novembre que "pour la première fois depuis vingt-cinq ans, dans le classement de Shanghai, les universités françaises remontent."
Déjà le classement n'existe que depuis 2003, ensuite loin de remonter, elles viennent de reculer à la 7ème place.
Mais il n'est pas à une énormité près, de toutes façons les médias préfère ses versions que la réalité, alors...

Et voilà qu'un autre classement vient, cette fois, contrarier son obsession : les organismes de notation des comptes publiques, sur lesquels se basent les banques pour fixer leurs taux d'usure, viennent encore d'épingler la France.
Conséquence direct, le "grand emprunt" est passé de 100 à 35 milliards, montant au-delà duquel la France aurait été encore rétrogradée, et donc aurait vu son taux s'alourdir une nouvelle fois en moins de deux ans mais surtout, du point de vue sarkozyste, se serait vu traitée comme une vulgaire nation en voie de développement...
On va donc avoir un emprunt qui va, comme ses prédécésseurs, nous coûter un pognon monstre (merci pour les futures générations, une fois de plus) et qui en plus se trouve limité dans son impact.
Tout faux.

J'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de parler de l'incidence de la baisse des impôts (via le bouclier fiscal) et du "plan de relance" sur le taux d'usure octroyé à la France, ainsi que de ses répercussions futures à craindre.
Le futur est donc déjà là, et la sarkozie triomphante se mange son bouclier en plein dans les dents, ramenant le "grand emprunt" à un niveau bien loin de la grandeur de notre président, et la marge bénéficiaire de Dany Boon Lagarde à un lointain souvenir.

Pas de possibilité d'imposer haut, pas de rentrée fiscales.
Pas de sous, pas de grandeur.

Il va malheureusement lui falloir encore se contenter de ses talonnettes pour être grand.



Salutations!

ps : je rajoute un modèle de sourire suite au commentaire de FD
;)

Flopenhague

Alors voilà, la grande messe climatique de Copenhague aura donc accouché d'une grosse bouse.


Je ne vais pas dire que je suis stupéfait, ni même surpris, mais j'avoue avoir quand même espéré que cette conférence allait accoucher d'un service minimum environnemental.
Au final elle n'aura été que la chambre d'enregistrement de la montée en puissance de la Chine, en plus d'avoir permis aux populations du monde d'acquérir la certitude que l'ONU n'est décidément qu'un "machin" au service des puissants de ce monde.

Quelle honte de voir, jour après jour, l'ONU mettre à la porte par paquets les associations indépendantes pour finalement passer des 500 organisations officiellement associées aux travaux de cette conférence à tout juste 21 sur la dernière journée.
Avec la bénédiction des Etats-Unis d'Obama, et de l'UE (de l'homme invisible).
Vivent les vieilles démocraties!

Et notre Yorkshire surcaféïné dans tout ça?
Lui qui était parti tel un Zorro en cape verte sur son fier destrier à forte pollution en CO² ?
Comme d'hab', il gesticule devant les médias franco-français, qui se gardent bien de souligner comme il est passé inaperçu sur la scène internationale.
Inaperçu et inutile.
Sans doute avait-il oublié ses talonnettes.

Cela aura été également l'occasion de voir Cécile Duflot faire la pitre en organisant son départ pour Copenhague à bord du train spécial (moins disant pollueur) devant force caméras (venues sans production de CO²?), et se faire épingler pour être revenu - en catimini - par l'avion pour être sur les plateaux de France2 le lendemain.
Magnifique.
Une écolo qui se loupe sur sa gestion environnementale des déplacements (en autre...), c'est illico du tir à vue, on le sait, les pollueurs n'ont de cesse de chercher à se dédouaner, alors quoi de mieux qu'un contre-exemple vert, surtout si la cible est une tête de liste aux régionales?...
Evidemment, voir tant d'exigence envers les écolos par des pollueurs patentéme fait toujours méchamment grincer des dents, mais il est clair aussi que quand on se veut une leader politique verte, un minimum de sérieux est nécessaire.
Et puis moi, en tant qu'écolo, je peux pas dire que j'apprécie beaucoup de genre de comportement : je fais attention à mes comportements, je surveille mes habitudes de consommation/pollution, et j'attends autant de sérieux (mais n'en demande pas plus) à ceux qui sont à la tête de mouvements écologistes parce que veux avoir à faire avec des citoyens se sentant aussi concernés que moi.


Bon, il ne reste donc plus qu'une seule option pour que Copenhague ne soit pas un fiasco complet : que l'OM élimine le FC Copenhague en Europa League.
En temps de grave crise, on se satisfait de ce qu'on peut...


Salutations!

vendredi 18 décembre 2009

H1N1, J-548

"A la date du 17 décembre au soir, 4 013 694 personnes ont été vaccinées", tel est le bilan donné par le ministère de l'intérieur.

Le nombre de vaccinations oscille entre 94.000 et 187.000 personnes par jour, suivant le nombre de centres ouverts et de personnes réquisitionnées, sachant que les "records" d'affluence sont liés à la présence des enfants le mercredi dans les centres.
Surtout après que le ministère de l'éducation ai obligé les collèges a organiser (dans l'urgence) deux jours de vaccination (non obligatoire, ç'aurait été illégal).
Officiellement la moyenne était au 17 décembre de 114 676 personnes vaccinées/jour.

Alors juste un rapide calcul : avec 62,9M d'habitants en France (données INSEE), à ce rythme là il faudra à peine 548 jours et demi pour finir la vaccination.
Et cela pour une seule injection.
Espérons donc que la grippe résistera aux premières chaleurs et perdurera jusqu'en juin 2011, sinon on va en gâcher, des doses, vu que la France en a commandé 94M au total (ce qui porte donc la fin de vaccination à dans deux ans et deux mois si on veut toutes les injecter).

Sachant que le virus est (encore) en train de muter, et que le tamiflu, base essentielle de lutte contre le virus de la grippe porcine (rebaptisée Grippe A pour pas faire de tort aux industriels de l'agro-alimentaire*) risque fort de devenir inopérant.
Par contre la facture sera bel et bien opérante, elle...

En tout cas, en ce moment on nous claironne que les centres de vaccinations sont un succès, que les français accourent en masse, que les files ne désemplissent pas etc etc.
Et ce malgré les "oiseaux de mauvais augures", via les sondages (sans doute payés par l'anti-France) indiquant que 84% des français ne souhaitaient pas se faire piquer, ces méssants qui répandent l'idée que les français sont pas décidés à se rendre dans les centres, qu'ils se méfient du vaccin lui-même à cause de médisances médisantes répandues honteusement, les pabo.
Et bien tout ceci était faux, braves gens, les français croient en la parole de l'UMP et de son Comité de Santé publique composé pour une bonne part d'employés des labos pharmaceutiques commercialisant le vaccin, et sont amoureux de la seringue!

Bon ok, ce vaste et ambitieux (et très coûteux) plan de vaccination avec ses 4M de personnes vaccinés, ça ne fait guère que 6,37% de la population, mais quand un parti majoritaire jubile de faire 31% sur une élection nationale, c'est pas un détail de ce genre qui va les arrêter.


Salutations!


*la grippe porcine a fait son apparition à cause des installations hyper polluantes d'un élevage industriel porcin qu'une multinationale américaine avait installé au Mexique.

ps : je me suis pas fait vacciné, si qlqun veut ma dose
;)

jeudi 17 décembre 2009

I Miss You


Quand même, il n'est pas envisageable que j'ironise sur le sujet de campagne sarkolepéniste de l'identité nationale sans évoquer l'élection de Miss France 2010.

En effet, régionales obligent, la droite décomplexée tente vaille que vaille de tirer la couverture nazionale à elle, se trouvant fort dépourvue parce dépouillée par la droite décomplexée-décomplexée (c'est exprès le doublement, c'est pas une coquille) de son thème xénophobo-islamophobe (re)lancé pour l'occasion.
Car pour avoir jouer avec les allumettes, elle a rallumé la flamme (celle-ci : )

Et malgré les dérapages qui se disent incontrôlés (ben oui, au dessus de 2 cas de ministres "pris au dépourvu", je doute de la sincérité de ces petits écarts...), les relances sur l'actualité (voile intégral, mosquées suisses), rien ne semble y faire, le FN profite du "débat" identitaire et semble bien se retourner contre ses géniteurs.

Et là, au milieu des miasmes odoriférants des (plus hauts) représentants de la République laïque sur l'identité culturelle chrétienne de la nation, voilà que l'élection de Miss France 2010 s'achève en beauté en couronnant une normande* répondant au doux nom pas très catholique de... Malika!

Une seule réaction : mdr!


Salutations!


*pure normande, mais aux parents très ouverts à la culture non-identitaire

mardi 15 décembre 2009

IdentitéS nationaleS

IDENTITÉ, subst. fém. B. − [Correspond à identique B] Caractère de ce qui, sous des dénominations ou des aspects divers, ne fait qu'un ou ne représente qu'une seule et même réalité (identité numérique, concrète). Synon. consubstantialité, unité.

NATION, subst. fém.
B. −1. a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté.


Bon, pour associer "identité " et "nation" le mieux serait donc de circonscrire le problème en trouvant les éléments communs des habitants d'un pays.
Prenons simplement ceux les plus objectifs, plus faciles à identifier et à manier, les éléments ethniques puis sociaux pour nous lancer dans une recherche identitaire.

La base principale d'une ethnie c'est la langue.
Pour la France la communauté de langue commence en 1789, car c'est à cette date que le français est imposé à travers tout le territoire, avant c'était le foutoir, on parlait occitan, breton où auvergnat, le français n'étant usité largement que dans les régions "franques"*.
Mais 1789, c'est alors une France qui rejette la religion, et particulièrement le catholicisme.
Les sarkolepénistes qui n'ont de cesse de brandir le drapeau de l'héritage chrétien vont grincer des dents.
1789 est donc une mauvaise date.

Essayons alors, pour éviter de rejeter le catholiscime, de poser le problème à l'aune de l'héritage chrétien (élément social principal) revendiqué par la droite décomplexée.
La France du christianisme, elle commence en 496 lorsque Clovis, qui règne sur les francs et est donc symbole de ce territoire organisé, se convertit.
La carte du royaume franc de 496 serait donc le socle commun de la France, le moment où il est objectivement possible de définir la naissance de notre nation (chrétienne) et donc d'identifier les populations qui peuvent s'en prévaloir.
carte de la France en 511 après JC

Une bonne part du territoire actuel ne pourrait plus alors prétendre au même degré d'identité commune.
Ce qui permettrait aussi, au passage, d'affirmer que certains français actuels - et je ne fais référence qu'aux bons "gaulois" - le sont beaucoup plus que d'autres.

Alors oui, faire des démonstrations pour ostraciser les autres, rien n'est plus facile.

Oublier que l'identité nationale de la France c'est aussi permettre à un fils d'immigré de devenir Président aussi.



Salutations!



*On estime qu'à cette époque moins de trois millions de Français pouvaient parler ou comprendre le français, alors que la population atteignait les 25 millions