Les classements, c'est en train de devenir son obsession.
Il a notamment introduit - de façon très bancale - l'apprentissage des langues en primaires dans l'optique de (re)coller aux études de connaissances pratiquées par l'UE, le but étant alors non pas de faire découvrir des langues étrangères aux petits français mais juste de leur insérer dans le crâne le vocabulaire nécessaire pour leur permettre de cocher les bonnes cases.
Dans la même optique, les universités françaises se trouvent au centre de ses préoccupations pour les faire concorder avec le classement de Shangaï.
Ce classement à pour base principale une forme de productivisme, en particulier dans le nombre de publication d'anciens élèves des écoles sup, autant dire que les travaux vont s'angliciser à mort et que former des cadres compétents ne servira plus à rien. On comprends mieux pourquoi tant de société anglo-saxonnes ont pris le bouillon en tout cas, ça fait un moment qu'elles plafonnent dans ce classement.
Et c'est à l'aune de ce classement que doit se comprendre le "campus d'excellence" qui vise à ramener (à coup de millions) sur une dizaine d'université les meilleurs éléments, cette condensation permettant à terme de retrouver les mêmes "origines universitaires" dans les magazines internationaux.
Il est d'ailleurs à noter que Sarko aura, une fois de plus, fait preuve d'un aplomb énorme en osant prétendre lors de son discours prononcé à Aubervilliers le 28 novembre que "pour la première fois depuis vingt-cinq ans, dans le classement de Shanghai, les universités françaises remontent."
Déjà le classement n'existe que depuis 2003, ensuite loin de remonter, elles viennent de reculer à la 7ème place.
Mais il n'est pas à une énormité près, de toutes façons les médias préfère ses versions que la réalité, alors...
Et voilà qu'un autre classement vient, cette fois, contrarier son obsession : les organismes de notation des comptes publiques, sur lesquels se basent les banques pour fixer leurs taux d'usure, viennent encore d'épingler la France.
Conséquence direct, le "grand emprunt" est passé de 100 à 35 milliards, montant au-delà duquel la France aurait été encore rétrogradée, et donc aurait vu son taux s'alourdir une nouvelle fois en moins de deux ans mais surtout, du point de vue sarkozyste, se serait vu traitée comme une vulgaire nation en voie de développement...
On va donc avoir un emprunt qui va, comme ses prédécésseurs, nous coûter un pognon monstre (merci pour les futures générations, une fois de plus) et qui en plus se trouve limité dans son impact.
Tout faux.
J'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de parler de l'incidence de la baisse des impôts (via le bouclier fiscal) et du "plan de relance" sur le taux d'usure octroyé à la France, ainsi que de ses répercussions futures à craindre.
Le futur est donc déjà là, et la sarkozie triomphante se mange son bouclier en plein dans les dents, ramenant le "grand emprunt" à un niveau bien loin de la grandeur de notre président, et la marge bénéficiaire de Dany Boon Lagarde à un lointain souvenir.
Pas de possibilité d'imposer haut, pas de rentrée fiscales.
Pas de sous, pas de grandeur.
Il va malheureusement lui falloir encore se contenter de ses talonnettes pour être grand.
Salutations!
ps : je rajoute un modèle de sourire suite au commentaire de FD
;)
Les deux pieds et les deux mains dedans mais... avec le sourire siouplé !
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RépondreSupprimer@fd : j'ai rajouté une photo d'un des plus beaux sourires du Yorshire ;)
RépondreSupprimermagnifique photo, tres naturelle
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