mardi 15 décembre 2009

IdentitéS nationaleS

IDENTITÉ, subst. fém. B. − [Correspond à identique B] Caractère de ce qui, sous des dénominations ou des aspects divers, ne fait qu'un ou ne représente qu'une seule et même réalité (identité numérique, concrète). Synon. consubstantialité, unité.

NATION, subst. fém.
B. −1. a) Groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d'éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté.


Bon, pour associer "identité " et "nation" le mieux serait donc de circonscrire le problème en trouvant les éléments communs des habitants d'un pays.
Prenons simplement ceux les plus objectifs, plus faciles à identifier et à manier, les éléments ethniques puis sociaux pour nous lancer dans une recherche identitaire.

La base principale d'une ethnie c'est la langue.
Pour la France la communauté de langue commence en 1789, car c'est à cette date que le français est imposé à travers tout le territoire, avant c'était le foutoir, on parlait occitan, breton où auvergnat, le français n'étant usité largement que dans les régions "franques"*.
Mais 1789, c'est alors une France qui rejette la religion, et particulièrement le catholicisme.
Les sarkolepénistes qui n'ont de cesse de brandir le drapeau de l'héritage chrétien vont grincer des dents.
1789 est donc une mauvaise date.

Essayons alors, pour éviter de rejeter le catholiscime, de poser le problème à l'aune de l'héritage chrétien (élément social principal) revendiqué par la droite décomplexée.
La France du christianisme, elle commence en 496 lorsque Clovis, qui règne sur les francs et est donc symbole de ce territoire organisé, se convertit.
La carte du royaume franc de 496 serait donc le socle commun de la France, le moment où il est objectivement possible de définir la naissance de notre nation (chrétienne) et donc d'identifier les populations qui peuvent s'en prévaloir.
carte de la France en 511 après JC

Une bonne part du territoire actuel ne pourrait plus alors prétendre au même degré d'identité commune.
Ce qui permettrait aussi, au passage, d'affirmer que certains français actuels - et je ne fais référence qu'aux bons "gaulois" - le sont beaucoup plus que d'autres.

Alors oui, faire des démonstrations pour ostraciser les autres, rien n'est plus facile.

Oublier que l'identité nationale de la France c'est aussi permettre à un fils d'immigré de devenir Président aussi.



Salutations!



*On estime qu'à cette époque moins de trois millions de Français pouvaient parler ou comprendre le français, alors que la population atteignait les 25 millions

1 commentaires:

  1. ouééééé, je suis dans les territoires insoumis ! :-))))

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