lundi 15 juin 2009

Sarko le triphasé


L'après Européennes se dessine donc, sans surprise, dans le droit fil du fonctionnement sarkoziste, un système en trois phases :

. Phase 1 : Réaction à chaud
On réagit sans trop réfléchir, et on fait du tac au tac sans envergure et on balance du "parler vrai", quitte à sortir une bonne grosse connerie : "on a pas attendu les verts pour faire de l'écologie", dixit le nucléophile inconditionnel pro-ogm (entre autre) Nicolas Sarkozy.

D'ailleurs y a qu'à demander à NKM (Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET), la fidèle écolo de service du Yorshire surcaféïné, qui avait finit par craquer en plein hémicycle face à l'archaïsme de ses "amis" de l'UMP. Depuis on la voit plus.

. Phase 2 : Effets d'annonce
Malgré le Grenelle de l'environnement, sensé guérir tous nos maux écolos, on dévide une pelote de bonnes intentions très (surtout) médiatisée, quitte à marcher dessus par la suite.
Mais comme ils sont trop archaïques ils n'arrivent même pas à faire des promesses qui s'attirent le satisfecit des assos écolos. Trop dur pour eux, ça leur arrache trop la gueule.

. Phase 3 : "l'Ouverture"
C'est le mot politiquement correct qui désigne les transfuges attirés par la gamelle.
Le PS regorge encore de nombreux candidats éligibles, malheureusement pour eux la claque de leur parti vient de les disqualifier, à l'image de Claude Allègre, l'homme (de science) qui ne voit pas l'homme derrière le réchauffement climatique, fortement pressenti et qui va devoir rester chez lui pour cause d'incompatibilité avec le message des urnes.

Du coup, Sarko se tourne vers le Modem, certaines personnalités de ce parti comme la tête de liste en Idf et le trésorier ayant été approchés, mais aussi parce que ce parti recèle des éléments issus des Verts, Benhamias et Werling, anciens secrétaires nationaux de la fédération écologistes.
Démarcher des écolos ayant déjà fait le choix du transfuge, c'est une facilité, certes, mais c'est surtout un moyen de tenter de "verdir" son image (l'image seulement, faut pas déconner non plus) à moindre frais.
Démarcher directement chez les Verts, il doit y penser sans doute mais le potentiel y est nettement moindre (je lui suggère qd même de téléphoner à Cochet ^^ ) dans une formation qui cultive son particularisme, dont les membres ont un rejet sincère de la politique actuelle et qui a mené campagne avec des associations pour lesquelles le Sarkoland a très mauvaise presse (RESF, Jeudi Noir, Sauvons les riches...).

Et il doit bien le leur rendre...

Salutations !

1 commentaires:

  1. Tu parles trop, et a part une citation dans ta phase 1, tu ne donnes rien de palpable.

    Tu critiques le manque de souci de Sarkozy pour l'environnement...tu critiques aussi le nucléaire si je ne m'abuse...évidemment que les initiatives pour les énergies alternatives sont freinées par le gouvernement, mais il s'agirait de ne pas oublier que la France, et toutes ses infrastructures et systèmes bien agréables,s'est contruite sur l'enrichissement et la prospérité des ses grands groupes y compris dans l'énergétique. Alors tu veux quoi? Faire brutalement tout ce que la technique nous permet de faire en energétique et mettre a mal le pays?

    Bref, facile de critiquer, encore faut-il proposer, et pas de l'utopique dénué d'approche quantitative comme on entend souvent à gauche.

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